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Les clins d’oeil d’Anne-Marie  
Par Anne Marie Brassard, 20 janvier 2012

La musique et la route, notre essentiel

Mot(s) clé(s) : Auberge Le Mouton noir, Plaisir et divertissement, Danse et musique, Outaouais
Auberge Le Mouton noir
À l’approche de février, le sacro-saint mois de la romance, j’assume mon côté quétaine pour vous suggérer de revenir à l’essentiel. De vivre l’essentiel. De partager l’essentiel.

Remisez les cœurs à la cannelle, les anges avec des flèches et tout le reste. Il vous faut une personne chère et une pincée de ce qui vous unit à elle. Pour mon chum et moi, c’est la musique, c’est la route. On aime ça voir des shows et du pays. Si on a ça, on a tout le reste.

On vous dévoile donc notre secret par excellence pour la Romance avec un grand R : rouler vers l’ouest jusque dans les bras de Wakefield, le village qui donne vie à l’Auberge Le Mouton noir.

Be nice or leave

L’auberge Le Mouton noir est, comment dire, une salle de spectacle intimiste, sans prétention dans le décor et la forme, mais avec une âme de vieux rockeur en cavale. On s’y sent chez soi au premier instant. Il y a même le chien-de-la-place qui vous accueille et vous renifle les orteils pendant le spectacle. Leur devise: « Be Nice or Leave ».

Des artistes comme Harry Manx, Martha Wainwright et Dan Mangan ont foulé les planches toutes simples de cet endroit où résonnent le folk, le blues, le rock et ses dérivés planants.  Mon chum et moi, on y a vu Kelly Joe Phelps, seul avec sa guitare. En fermant les yeux, on aurait pu croire qu’il avait quatre mains tellement ça sonnait. C’était ça notre moment de romance; la musique et la route pour s’y rendre.

Wakefield, le bohème

Parc de la Gatineau, crédit photo Commission de la Capitale Nationale

Le village, cintré par des collines, prend racine sur les rives de la rivière Gatineau au cœur d’une baie tranquille à l’esprit bohème. De son centre fourmillent des sentiers qui nous ont menés près du Moulin Wakefield et de ses rapides – je suis toujours impressionnée par des rapides – puis sur un tracé qui nous a permis d’embrasser l’horizon et le parc de la Gatineau. On a jasé de revenir s’y installer, dans nos vieux jours. Il y a beaucoup d’endroits où on veut s’installer au Québec…

Oui, c’est aussi simple que cela : l’essentiel. Je vous en souhaite beaucoup en cette période de romance qui commence et vous en offre en conserve… à savourer toute l’année.